Guitare et fusil  (Engagé) posté le samedi 03 novembre 2007 09:31

Il avait une guitare
Un' ch'mise a fleurs et un vieux joint
Il était plutôt peinard
Il rêvait sur son chemin
J'vais te raconter le monde
Un p'tit peu à ma manière
Tu n'entendras plus les bombes
Tu vivras en pleine lumière
Fini les enfants qui pleurent
A la naissance du matin
Pour un morceau de beurre
Ou pour un morceau de pain
 
J'vais te raconter le monde
Un p'tit peu comme je l'espère
Viendra l'bonheur en trombe
Y'aura plus de poussière
 
Il avait un uniforme
Un' grenade, un flingue, un fusil
Il se croyait être un homme
Quand on avait peur de lui
J'vais te raconter le monde
Un p'tit peu à ma manière
Je vais faire ramper tout le monde
Vomissait le militaire
J'vais répandre la terreur
D'un bout à l'autre de ce pays
Celui qu'aura pas peur
Passera par mon fusil
 
Je vais te raconter le monde
Un p'tit peu comme je l'espère
J'vais faire ramper tout le monde
Tout le monde dans la poussière
 
Assied-toi pose ton fusil
Ecoute le son de ma guitare
Le trouves tu pas plus joli
Que le son de ton pétard?
Le militaire ébahi
Prés de lui...il vînt s'asseoir
De son visage sortit
Un sourire qu'il fallait voir
Allez jette tous tes engins
Moi je te donne ma guitare
Je n'en ai plus besoin
J'ai le son dans ma mémoire
 
J'aimerai bien voir le monde
Un p'tit peu comme je l'espère
Comme une fille blonde
Qui a les bras ouverts
 
Texte déposé à la Sacem 
 
 
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L'plus fort  (Humour) posté le samedi 03 novembre 2007 09:31

Samedi j'étais d'vant la télé

Quand j'ai entendu ma femme hurler

Dépêche toi y'a la vaisselle

Dans l'évier là qui sommeille

Si tu veux pas prendre un coup d'semelle

Derrière les esgourdes ça réveille

 

C'est moi l'plus fort

C'est moi l'plus grand

Quand elle dort

De temps en temps

C'est moi l'plus fort

C'est moi l'plus grand

Un p'tit peu

Mais pas souvent

 

Quand j'eus fini d'faire la vaisselle

Me dit et n'oublies pas l'sac poubelle

A peine étais-je remonté

Y'a la gosse qu'avait pissé

Dépêche toi va vite la changer

Sinon c'est l'train que je vais te botter

 

C'est moi l'plus fort

C'est moi l'plus grand

Quand elle dort

De temps en temps

C'est moi l'plus fort

C'est moi l'plus grand

Un p'tit peu

Mais pas souvent

 

A peine eus-je mis la môme au sec

Qu'là elle se radina aussi sec

Allez grouille faut ramasser

La machine a débordé

Rest' pas les pieds dans la meme godasse

Sinon j'vais te s'couer la paillasse

 

C'est moi l'plus fort

C'est moi l'plus grand

Quand elle dort

De temps en temps

C'est moi l'plus fort

C'est moi l'plus grand

Un p'tit peu

Mais pas souvent

 

J'étais r'tourné d'vant ma télé

Quand j'ai entendu ma femme gueuler

Y'a du linge dans la corbeille

Allez bouges faut qu'tu t'réveilles

Et fais attention pas de faux plis

Sinon ce soir ...t'as rien au lit

 

C'est moi plus fort

C'est moi l'plus grand

Quand elle dort

De temps en temps

C'est moi l'plus fort

C'est moi l'plus grand

Un p'tit peu

Mais pas souvent

 

Faudra qu'tu passes l'aspirateur

Moi je m'en vais faire un tour chez ma soeur

N'oublies pas de faire les lits

Et de mettre cuire le rôti

T'as pas intêret d'le faire cramer

Sinon c'est l'plat qu'j'te fais bouffer

 

C'est moi l'plus fort

C'est moi l'plus grand

Quand elle dort

De temps en temps

C'est moi l'plus fort

C'est moi l'plus grand

Un p'tit peu

Mais pas souvent

 

Texte déposé à la SACEM

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Les pavés  (Engagé) posté le samedi 03 novembre 2007 09:30

 Je discute avec les gens

Je squatte les couloirs du métro

C'est vrai de temps en temps

J'ai un frisson dans le dos

Moi je traine avec le vent

D'la bastille au trocadéro

Mais j'ai compris d'puis longtemps

Y'a pas qu'le soleil qui tient chaud

 

Laissez moi sur les pavés

C'est un peu ma maison

C'est eux qui m'ont chanté

Les plus belles chansons

 

Laissez moi sur les pavés

C'est un peu mon histoire

Je leur ai tout donné

Mes misères et mes gloires

 

Regardez sur les pavés

Vous n'y verrez que des gens bien

C'est vrai pas trop gênés

Quand il faut tendre la main

Mais sachez qu'sur les pavés

Non il n'y a pas d'assassin

Comme certains hommes bien habillés

Qui utilisent leur prochain

 

Laissez moi sur les pavés

C'est un peu ma maison

Avec eux j'ai trouvé

Mon plus bel horizon

 

Laissez moi sur les pavés

C'est un peu mon histoire

Je leur ai tout donné

Mes souv'nirs, ma mémoire

 

Texte déposé à la SACEM

   

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BAMAKO , VARSOVIE  (Engagé) posté le samedi 03 novembre 2007 09:29

Tu t'en vas au gré du vent

A l'appel d'une voix

Un avion, tu le prends

Ou il t'emmène, tu ne sais pas

Peu importe ou il se pose

De toute façon tu es chez toi

Une rose reste une rose

A berlin ou à Cuba

 

T'as des potes à Bamako

Des frangins à Belgrade

Qu'ont vu les chars d'assaut

Les éclats de grenades

T'as des potes à Santiago

Des frères à Bucarest

Qui ont donné leur peau

Afin d'chasser la peste

 

Tu dis qu'bien souvent les hommes

Bien souvent te déçoivent

Tout l'monde r'semble à personne

Y'en a qui brûlent, y'en a qui boivent

Tu as vu qu'une couleur

Pouvait faire tout' la différence

Toutes n'ont pas la même valeur

Aux yeux vides d'intelligence

 

T'as des potes à Soweto

Des frangins à Belfast

Dans les flamm's des ghettos

Ces grands jardins néfastes

T'as des potes à Jéricho

Des frères à Dubrovnik

Dev'nus des numéros

Pour certains fanatiques

 

T'as vu la foudre tomber

Sur tous pays du monde

Toujours du même coté

Y'a ceux qui lancent et ceux qui tomb'nt

Tout's ces larmes qui ont coulé

Des yeux de brunes ou bien de blondes

Avaient le même goût salé

Au moment de creuser la tombe

 

T'as des potes à Bilbao

Des frangins à Pékin

Disparus sous Franco

Ou une nuit de juin

T'as des potes à Bornéo

Des frères à Varsovie

Qui ont courbé le dos

Sous les yeux d' la furie

 

Texte déposé à la Sacem 

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Sans un sourire aux remords, sans un clin d'oeil aux regrets  (Amour) posté le samedi 03 novembre 2007 09:28

Je sais bien trop les heures, les matins difficiles
Les romances aux lueurs,aux promesses fragiles 
Les flammes de ces grands feux qui ne me brûlent pas
D'un océan le bleu qui ne m'emmène pas
Je n'ai jamais voulu devenir une reine
Je n'voulais pas non plus tout' maquillée de peine
Faire danser dans mes yeux le sosie de l amour
Triste comme un adieu , comme le son du tambour
 
Alors tu es partis dans la force du vent
Dans une tempête, un ouragan
Sans un sourire aux remords
Sans un clin d'oeil aux regrets
Comme le bateau dans un port
Qui s'éloigne du quai
 
Je voulais qu'les senteurs des doux jardins d'avril
Caresser la candeur d'un grand amour fertile
M'enivrer d'la chaleur de ces instants fébriles
Qui rappelle au bonheur que les larmes mutilent
Je voulais me donner dans des nuits opalines
Que tu me fasses rêver, que mes yeux s'illuminent
Et pouvoir partager l'immensité divine
De deux corps enlacés lorsque  la nuit décline
 
Mais toi tu es partis dans la force du vent
Dans une tempête, un ouragan
Sans un sourire aux remords
Sans un clin d'oeil aux regrets
Comme le bateau dans un port
Qui s'éloigne du quai 
 
Texte déposé à la Sacem 
 
 
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